jeudi 31 août 2023

Après avoir parcouru la vie de Salvador DALÍ... parlons d'un autre peintre espagnol...tout aussi célèbrissime...Pablo PICASSO

De son vrai nom: Pablo RUIZ PICASSO. 

Il définissait la « peinture » ainsi : « La peinture n’est pas faite pour décorer les appartements mais c’est un instrument de guerre ».

         Nous avons, bien sûr, tous entendu parler de Pablo Picasso que l’on soit ou non attiré par l’art pictural mais connaissons - nous réellement le personnage, sa vie, son œuvre ? On disait de lui que tout ce qu’il touchait, il le convertissait en art. Au cours de sa vie, il a peint plus de 2000 œuvres, réalisé des dessins, des céramiques, des collages, des sculptures...Il a inventé diverses techniques picturales.

  Tout comme DALÍ, on l’a souvent qualifié de « génie »tant il créait, inventait, innovait...pour rompre avec le classicisme. Partout dans le monde, il existe des musées portant son nom ou d’autres tout aussi prestigieux qui exposent ses œuvres.

  Il était un observateur aguerri du monde qui l’entourait. Tout le fascinait et l’inspirait. Son atelier était son lieu de vie. Mais d’où tenait t-il cet amour de l’art ? Pour tenter de percer le mystère de sa vie nous allons en dérouler le fil.

   1- Son enfance :

    Pablo est né à Malaga le 25 octobre 1881. Il était le premier enfant de José RUIZ BLASCO et de Maria PICASSO LOPEZ. Par la suite, deux filles viendront agrandir la famille : Dolores dite  « Lola » en 1884 et Conceptión en 1887. La fratrie était très soudée.

       Pablo, enfant, passait son temps à vouloir imiter  son père alors professeur de dessin. Même à  l’école, il apportait toujours avec lui ses pinceaux et pouvait dessiner pendant des heures. Sa mère aurait dit un jour, que les premiers mots de son fils quand il a appris à parler furent « piz, piz » c’est- à-dire « lapiz »...en français « crayon ».

 A 9-10 ans, il produit sa première peinture, très colorée avec pour sujet une corrida...ce sera « le petit picador jaune »...Du classique quoi ! Toute son enfance, il a vécu entouré de femmes ( sa mère, ses grands mères, ses sœurs) qui le choyaient.

  A 11 ans, il rentre à l’école des Beaux Arts de la Corogne mais en janvier 1895, un évènement tragique va changer le cours de sa vie et surtout orienter cette dernière. En effet sa petite sœur succombe à la diphtérie. Lorsqu’elle est tombée malade , dans ses prières...il avait promis de renoncer définitivement à la peinture, sa grande passion...si elle guérissait. Hélas !!! Il n’en fut pas ainsi.

En septembre 1895, il intègre l’école de beaux arts de Barcelone où son père y enseigne depuis peu. Dans ses dessins apparait déjà sa forte personnalité et son anti conformisme.

  2 - Son adolescence : Sa relation à la sexualité commence vers 12 ans lorsqu’il voit pour la première fois sur une plage de la Corogne le corps dénudé d’une femme. C’est alors qu’il commence à dessiner des scènes érotiques. Il connait aussi son premier amour en la personne d’Angèle, une adolescente comme lui. Cependant les parents de cette dernière, pensant que Pablo n’avait aucun avenir, mettent fin très vite à cette amourette. Il reste à Barcelone jusqu’en  1897 et continue à s’affirmer avec son propre style.

      Cette année-là, au cours d’un voyage à Madrid, il visite le musée du Prado et est fasciné par  les tableaux de Velasquez, El Greco, Murillo...Durant son séjour, il contracte le scarlatine et doit revenir à Barcelone. L’un de ses amis l’invite à passer sa convalescence chez lui ,dans un petit village, près de Tarragone où il fait la connaissance de nombreux artisans qui lui apprennent beaucoup de choses. Lorsqu’ils reviennent à Barcelone, ville qui autour de 1900 est en plein développement. Le modernisme s’installe, de nombreux artistes se retrouvent pour échanger sur leurs idées, leurs techniques...ils mènent alors une vie de bohème et de débauche. Très souvent, ils fréquentent le café « Els Quatre Gats ». Le style de Pablo plaît beaucoup. Il dessine les cartes des menus et fait de nombreux portraits pour la clientèle du café.

    C’est à ce moment-là qu’il décide d’adopter le nom de sa mère. En octobre 1900, il a alors 19 ans, il part pour Paris avec un ami. La ville le fascine par son ambiance, sa vie nocturne et c’est aussi le moment de l’exposition universelle. Pour lui l’inspiration est partout et il traduit tout cela dans ses cahiers de dessins.

    L’année suivante en 1901, il retourne à Paris pour participer à une exposition. Il commence à se faire un nom même s’il mène toujours une vie quelque peu dissolue.

   De retour à Barcelone, il apprend le suicide de son grand ami. Il décide alors d’abandonner les couleurs vives qu’il affectionnait jusque là  pour n’utiliser que le bleu. Il peint «  l’enterrement de Casagemas » qui rappelle le tableau d’El GRECO « l’enterrement du Comte d’Orgaz. Il a 20 ans et est envahi par la tristesse et la mélancolie. Peu à peu il sombre dans la décadence tant physique que morale. Il sera réduit à brûler quelques uns de ses dessins pour se chauffer, vivra dans un bateau-lavoir sans commodités à Madrid…

   Dans le prochain épisode , nous nous attacherons aux femmes qui ont marqué sa vie…


 

Encore quelques semaines de vacances...


 Encore un mois avant de retrouver le chemin de l'association et de ses ateliers divers. 

En effet les ateliers de conversation en espagnol re-démarreront le lundi 2 octobre aux horaires  et lieu habituels,à savoir : 9h à 10h pour les "très débutants" et de 10h à 11 h 30 pour les autres à la Maison du jumelage, rue d'Azay le Rideau à CHOLET.

L'atelier de gymnastique d'entretien (en espagnol) reprendra quant à lui le mercredi 4 octobre à la salle du Plessis à Cholet de 10h à 11h30.

Nous tiendrons au courant l'ensemble de nos adhérents de nos autres  activités à venir au fur et à mesure de leur mise en place.

Nous espérons que vous avez passé un bel été et que nous allons vous retrouver en pleine forme pour démarrer une nouvelle saison.



vendredi 17 février 2023

   


 
Un nouvel après-midi récréatif est actuellement en préparation. Il aura lieu le samedi 11 mars prochain, salle de la Bruyère. Nous le terminerons par une soirée raclette.

    A partir de 15 h jeux de société auxquels sont conviés adhérents et non adhérents invités puis à 19h un apéro précèdera la soirée raclette.

Chaque adhérent a déjà reçu un bulletin d'inscription à la soirée. Nous espérons que vous serez nombreux à venir nous rejoindre.


samedi 31 décembre 2022

Reprise des activités de l'association...

 
Suite à la trêve de Noël, l'association reprendra ses activités aux dates suivantes:

"Velada de los Reyes" : le vendredi 6 janvier 2023

Ateliers d'espagnol : le lundi 9 janvier 2023

Atelier gym : le mercredi 11 janvier 2023

Assemblée générale ordinaire de l'association : le mardi 24 janvier 2023

A très bientôt de se retrouver


dimanche 4 décembre 2022

El roscón de los Reyes


 

   Chers adhérents

    La "velada de los Reyes" aura lieu le 06 janvier 2023 à la salle de la Bruyère à 20h. Cette salle, rappelons-le est mise gracieusement chaque année à notre disposition par la Municipalité. Nous l’en remercions vivement.
      Petit rappel: 
   Comme  le  veut  la  coutume  espagnole,  nous    invitons  chacun  d’entre vous  à  venir  avec  un  petit  cadeau  symbolique  (autour  de  5  €). A l’issue de la soirée, chaque participant repartira avec le petit présent que le sort lui aura  attribué.
    Avant  de  nous  séparer,  nous  dégusterons  bien  sûr,  la  traditionnelle  « galette des rois » (el roscón de los Reyes). 
 
    En attendant de nous retrouver, toute l'équipe vous souhaite de passer d'excellentes fêtes de fin d'année

Le Conseil d'administration de 'Association

dimanche 30 octobre 2022

Et si l'on reparlait un peu de Salvador Dalí... ?

 

     Dalí et Gala mènent belle vie à Portlligat depuis leur retour. Cependant,  au fil des ans Gala devient insatiable, d'autant plus qu'elle ressent le poids des ans,  ce qui l'attriste profondément.
       Elle dépense beaucoup d’argent en opérations esthétiques. Elle prend aussi de nombreux jeunes amants...qu'elle entretient ou plutôt fait entretenir par Salvador Dalí mais qu’importe pour lui. Il accède même à son désir de posséder un château dans  le village de Pùbol . Elle y vivra durant 10 ans et Dalí n’y sera admis que sur invitation ce qu'il accepte sans rechigner.

      Durant les années 60, Dalí a une nouvelle obsession:   Construire un grand musée afin de montrer ses œuvres au  monde entier. C’est ainsi qu’il fit renaître de ses cendres, le théâtre-musée de Figueras, édifice construit en 1848 mais incendié durant la guerre civile en 1939. Dalí en  finance la reconstruction et en fait un lieu à son image jusque dans  les moindres détails. Il fait don de l’un de ses tableaux qu’il affectionne particulièrement « La Cesta de Pan ». Le musée est achevé en 1974 et ouvre au public en septembre de cette année-là.

     Commence alors la décadence  physique et mentale de l’artiste qui ne craint pas de se soigner aux antidépresseurs et autres médicaments afin de combattre ses douleurs qu’elles soient réelles ou imaginaires. A partir de 1980, il devient difficile, voire impossible pour Dalí de peindre, tellement ses mains tremblent.  Gala et lui font de nombreux séjours à l’hôpital. Elle s’éteindra la première en 1982 et sera enterrée, ainsi qu'elle l'avait souhaité, à Pùbol.

     Cette disparition affecte beaucoup l’artiste qui décide de rester à Pùbol. Il ne reviendra plus à Portlligat. Il fait alors un nouveau testament en faveur de l’Etat Espagnol qu’il nomme « Héritier Universel » de tous ses biens et tableaux. Il demande à être enterré dans son musée-théâtre à Figueras. 

     Il s’éteint le 23 janvier 1989 après avoir rencontré le roi Juan Carlos 1er à la clinique de Barcelone. On dit qu’il avait organisé sa mort, comme il avait organisé sa vie. Ce fut là, l’ultime spectacle de cet artiste souvent dérangeant, qui toute sa vie durant s’est défini comme un génie et que le monde entier admirait.